A deux cents à l'heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon traîner quand nous sommes au volant, nous mêlons l'alcool à la beu, la beu à la coke, la coke aux ecstas.
Les mecs baisent des putes sans capotes et jouissent ensuite dans les copines de leurs petites s½urs, qui se font de toute manière partouzer du soir au matin.
Nous sommes en plein délire, emportés dans une course effrénée de gaspillage gargantuesque, de luxe luxurieux. On prend du Prozac comme vous prenez du Doliprane, on a envie de se suicider à chaque relevé bancaire, parce que c'est vraiment honteux quand on pense qu'ailleurs, il y a des enfants qui crèvent de faim, alors qu'on s'empiffre et qu'on s'en met plein le pif.
Je suis le symbole éclatant de la persistance du schéma marxiste, l'incarnation des Privilèges, l'effluve capiteux du Capitalisme.
Embrigadée dans le tourbillon polycéphale des tentations ostentatoires, je suis la muse du dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire.
Oui, nous nous balançons le contenu de magnums de grands crus millésimés à travers la gueule sur les plages de Pampelonne.
Et alors?